Sage comme une image

.

Goût du jour pensée du moment image d'un jour souffle vibration instant volé

Combattre la haine

Le racisme et l’ostracisme ne sont pas de simples dérives morales ou des opinions regrettables : ils constituent l’un des moteurs les plus puissants des guerres et des génocides à travers l’histoire. De l’extermination de peuples entiers aux conflits contemporains, la mécanique est toujours la même : désigner un groupe comme différent, inférieur ou menaçant, le déshumaniser, puis justifier la violence au nom d’une idéologie, d’une nation ou d’une prétendue survie collective.

Les génocides du XXᵉ siècle, comme ceux qui continuent d’endeuiller certaines régions du monde aujourd’hui, n’ont jamais commencé par des armes, mais par des mots, des discours et des exclusions tolérées. La haine s’installe d’abord dans le langage, dans l’humour, dans l’indifférence, avant de s’exprimer par la force.

Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que ces logiques ne sont pas confinées à des régimes autoritaires ou à des zones de guerre lointaines. Dans nos sociétés occidentales, qui se réclament de la démocratie et des droits de l’homme, les actes racistes et antisémites se banalisent au quotidien. Insultes, agressions, menaces, stigmatisations sur les réseaux sociaux ou dans l’espace public sont trop souvent minimisées, excusées ou relativisées au nom de la liberté d’expression, de la fatigue médiatique ou du contexte politique.

Cette tolérance silencieuse est dangereuse. Elle crée un climat où la haine devient acceptable, où la peur remplace le débat, et où certains citoyens finissent par ne plus se sentir protégés par la société dans laquelle ils vivent. L’histoire nous a pourtant appris que fermer les yeux sur ces signaux faibles, c’est préparer les drames de demain.

Combattre le racisme et l’antisémitisme n’est pas un combat communautaire ni idéologique : c’est une responsabilité collective. Il s’agit de défendre un principe simple et universel : la dignité humaine n’est ni négociable ni conditionnelle, et aucune société ne peut rester libre et en paix si elle accepte que la haine s’installe, même à bas bruit.

Leave a comment